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Le soutien de SCS à Camila

Plusieurs familles vous le diront, prendre soin d’un proche avec une déficience intellectuelle est souvent comparable à occuper un emploi à temps plein. Les familles souhaitent ce qu’il y a de mieux pour leurs proches, incluant le soutien qu’ils reçoivent. Elles ont donc tendance à s’investir sans trop compter, mais elles doivent aussi reconnaître leurs limites pour éviter l’épuisement.

Les personnes ayant une déficience intellectuelle et leurs familles approchent SCS pour plusieurs raisons.

Dans certaines situations, les personnes ont besoin du soutien de SCS pour une courte durée. C’est souvent le cas peu après qu’une personne ait reçu un diagnostic. À ce moment, la personne et sa famille connaissent habituellement très peu le système et c’est normal, puisqu’elles n’avaient pas vraiment de raisons de s’éduquer à ce sujet avant de recevoir ce diagnostic.

Les familles doivent alors surmonter une courbe d’apprentissage abrupte et SCS les soutient dans ce parcours. Bien que SCS n’offre pas de services résidentiels ou de programmes de jour, nous renseignons les personnes et les familles sur les opportunités, ressources ou services, qui correspondent à leurs besoins. De cette façon, nous les aidons en enlevant ce poids important de sur leurs épaules.

Dans d’autres situations, les besoins peuvent être plus complexes et peuvent s’intensifier avec le temps. SCS adapte son soutien à chaque personne, cette dernière est au coeur de la planification.

Ce fut le cas pour Camila et sa famille. Camila a reçu un diagnostic du syndrome d’Angelman. Elle est non verbale, épileptique, est sérieusement atteinte au niveau intellectuel et ses besoins de soutien sont multiples.

Ses premiers contacts avec SCS remontent à 1995, alors que la famille de Camila est rentrée au Canada d’une affectation à l’étranger. Dès lors, ils ont nécessité le soutien de SCS compte tenu de la situation de Camila.

« Une gestionnaire de cas possède plusieurs avantages », explique la mère de Camila à SCS. « Lorsque quelqu’un soutient un proche, ils doivent relever ensemble les défis. Les démarches sont longues et souvent compliquées et il y a beaucoup d’agences impliquées. Une gestionnaire de cas aide à naviguer dans tout cela, de façon professionnelle et patiemment. Elle écoute également et suggère des démarches, en étant toujours disponible, positive et déterminée. L’écoute est essentielle. »

Pour une période de temps, Camila n’a pas nécessité le soutien de SCS.

Puis elle est devenue une adulte et elle a appliqué au travers des Services de l’Ontario pour les personnes ayant une déficience intellectuelle (SOPDIRE) à des services et du soutien aux adultes financés par le gouvernement de l’Ontario. La situation de Camila est devenue urgente pendant qu’elle a complété sa demande. SOPDIRE l’a référé à des services résidentiels en l’ajoutant à la liste d’attente jusqu’à ce qu’une place convenable dans une demeure devienne disponible.

En 2016, la famille de Camila a informé SCS de la situation et son dossier a été mis à jour, notant des changements importants au niveau de la santé de ses parents. Une gestionnaire de cas bilingue a donc été affectée à son dossier. La famille est francophone et parle français à la maison.

La gestionnaire de cas a noté que pour préserver la santé de Camila, il est important qu’elle demeure active et soit stimulée continuellement. Elle doit faire de la marche, de la natation, continuer à développer sa motricité fine, et faire d’autres activités.

Voici les commentaires de la mère de Camila sur le travail de sa gestionnaire de cas à ce moment : « Les démarches entreprises par la gestionnaire de cas pour Camila furent nombreuses et ceci peu après sa prise en charge du dossier, notamment en rendant possible pour Camila de participer à son programme de jour de 4 à 5 jours par semaine. Et quand le programme augmenta ses tarifs considérablement, la gestionnaire de cas a identifié des solutions financières afin de lui permettre de continuer à participer à son programme de jour. »

Grâce à son programme de jour, Camila est exposée à toute sorte d’activités : elle fait de la natation – elle adore l’eau –, elle fait des visites à la ferme et des sorties dans la communauté, elle peut se réfugier dans une salle « Snoezelen » conçue pour favoriser une stimulation multisensorielle quand elle est trop nerveuse, elle explore toute sorte d’activités manuelles avec l’aide des travailleuses, participe main sur main à la préparation de biscuits, écoute des contes et de la musique – une autre activité favorite –, et plus encore !

En 2017, après plusieurs années d’attente, SOPDIRE a communiqué avec la famille pour l’informer qu’une place s’est libérée dans une demeure potentielle pour Camila. La gestionnaire de cas a alors travaillé avec Camila et sa famille pour déterminer si c’était la bonne place pour elle. Ce fut le cas et elle a déménagé dans sa nouvelle demeure.

Le jumelage a été un succès, mais le rôle de la gestionnaire de cas ne s’est pas arrêté ici. Le rôle d’une gestionnaire de cas ne se limite pas à « connecter » des personnes à des services. Au besoin, le gestionnaire aidera aussi dans l’étape de la transition. C’est une étape difficile du point de vue administratif et pratique, il y a beaucoup de paperasse à remplir et de travail à faire. Et c’est surtout difficile du côté psychologique et de l’adaptation, puisque la famille doit se faire à l’idée que leur proche n’habite plus avec eux.

Voici les commentaires de la mère de Camila sur le travail récent de sa gestionnaire de cas : « Aujourd’hui, notre gestionnaire de cas nous aide pour que l’expérience où Camila habite soit la meilleure possible. Notre gestionnaire intervient et suggère des solutions lorsqu’il y a des mésententes avec certaines façons de faire à sa demeure. Sincèrement, nous nous considérons chanceux d’avoir notre gestionnaire de cas. Nous sommes fort satisfaits de son aide précieuse. Notre gestionnaire de cas est bilingue, compétente, patiente, ponctuelle en communications, une grande travailleuse, avec beaucoup d’empathie et surtout énormément d’expérience. »

Veuillez consulter notre site Web à l’adresse scsottawa.on.ca pour de plus amples renseignements sur les services offerts par SCS. Vous pouvez également communiquer avec SCS en composant le 613-748-1788.

Financement des services de répit visant le trouble du spectre d’autisme (TSA) 2019-2020

À venir bientôt!

Coordination des services pour les personnes ayant une déficience intellectuelle (SCS) vous invite à remplir une demande de financement des services de répit visant le trouble du spectre autistique
(TSA) pour 2019-2020.

Toute personne n’étant pas un client de SCS doit présenter une preuve de diagnostic de TSA pour être éligible à ce financement.

La période des demandes en ligne concernant le financement des services de répit visant le TSA commence le 18 février 2019 et se termine le 15 mars 2019. Les demandes soumises après la date limite du 15 mars 2019 à minuit ne seront pas considérées.